Les Mangas

Le Paris Manga & Sci-Fi Show venant de toucher à sa fin, voici un petit article sur les mangas pour fêter sa 22ème édition !

L’art est une notion abstraite dont toutes les déclinaisons se recoupent sur un point : l’imagination. C’est justement là que les mangas sont, à mon sens, d’une valeur inestimable.

Concrètement c’est quoi un manga ?

Il s’agit d’un dérivé japonais de la bande dessinée, créé aux alentours du XVIIIème siècle. Le manga se lit généralement « à l’envers » dans le sens de lecture traditionnel japonais (de droite à gauche) et porte sur une multitude de sujets : sociétaux ou imaginaires. On retrouve des mangas portant sur les thèmes de l’aventure, du combat -les Shonen-, de l’amour -Les Shojo-, du sport ou encore de l’exploration spatiale.

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Le manga diffuse des valeurs de la société japonaise -un des objectifs sous-jacents -, mais provoque aussi une révolution dans la pensée des histoires fictives. Avec lui, c’est toute une diversité de possibilités de redéfinir le monde qui s’est ouverte à nous. Pourquoi ?

Car il s’agit tout d’abord d’un art davantage populaire que ses précédents : tourné vers un public plus jeune, il permet de stimuler la créativité dès l’enfance. En alliant un style graphique particulier à des scénarii subtils et qui parlent à plusieurs tranches d’âge, ces œuvres ont connu un succès retentissant dans le monde. La France, deuxième pays le plus « consommateur » de manga derrière le Japon, illustre l’appropriation de ces œuvres avec l’émergence de mangas « made in France » et la multiplication des évènements qui y sont consacrés.

Les aspects de la détermination intrinsèque au désir de découvrir, d’entreprendre dans One Piece ; les questionnements sur les responsabilités et conséquences de l’existence d’un « juge » pouvant décider du destin des autres dans Death Note : apprendre d’univers créés de toute pièce ? C’est le pari passé par un auteur lorsqu’il décide de soumettre sa réalisation au public mangaphile. Son objectif peut être par exemple de communiquer ou de partager ses convictions avec les autres, un trait souvent présent dans les « Seinen ».

Néanmoins, on ne peut pas catégoriser le manga à son thème principal étant donné qu’un Shonen peut abriter une histoire d’amour ou impliquer une aventure. Le but premier du manga reste de permettre à son lecteur de se détacher de sa vie quotidienne, d’apporter une touche de folie dans un monde où efficacité et norme sont devenues reines. Il est même devenu un outil employé pour faciliter l’apprentissage de la géométrie !

Je prendrai pour dernier exemple un manga moins connu, mais très intéressant : Soul Eater. Il s’agit d’une œuvre, certes très simpliste, mais qui tire de cette caractéristique une puissance créative débordante : le monde de Soul Eater est unique en son genre, mêlant vraisemblance et absurdité. Se côtoient un soleil vivant et des villes à l’architecture réaliste, des protagonistes que l’on pourrait croiser dans la rue et d’autres tous droits sortis des histoires les plus noires. A cela vient s’ajouter un style graphique fluide qui renforce ce mariage improbable : n’est-ce pas cela finalement l’imagination ? Prendre la réalité et lui ajouter un supplément d’âme ? C’est bien le défi relevé par le manga.

Que ce soit par les thèmes du sport, du combat ou de l’humour, les mangas permettent en somme de s’amuser et d’apprendre, ce qui conduit à progresser. Ils constituent un bon complément des autres formes de culture (sans les substituer) telles que le cinéma, le théâtre, la littérature plus classique ou encore la photographie et c’est la raison pour laquelle j’espère que ce succès perdurera.

Steven BASSELER

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